|

Fascination nocturne

Rêve suspendu au bout d’un fil,
Combien de fois ne me suis-je pas
Balancée au-dessus de tes draps,
A fleur de coton, à fleur de cils.

Comme encore cette nuit où je descends,
Etoile après étoile, effleurer ton baiser,
Dérobant un peu de ce que Morphée
Conserve en ses sortilèges opalescents :

Un peu – si peu – du pelage précieux
De cette Douceur elle-même endormie,
Dont toi seul à su soumettre l’esprit,
Par ta verve d’âme et le vœu des Cieux.

Elle est un silence qui s’envole, suave,
Tantôt fragrance, tantôt mouvement,
Telles ces fines volutes d’encens,
Myrrhe des Moires qui seules savent.

Ainsi vais-je la nuit durant, oscillante,
De ton front tranquille à ton cœur,
Contemplant ma lointaine Âme-Sœur
A la faveur d’une flamme vascillante.

Obéissante au rayon qui d’entre les rideaux
Viendra dans sa gloire dorée te bénir,
Je m’éclipserai, mais pour mieux revenir,
Fée de lune toute dédiée à ton repos.

Lucy Dayrone, 2026

Eva Michalkova, Pixabay, AI

Ces billets pourraient vous intéresser...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *