Sur la grève (chanson)
Je suis très heureuse de pouvoir vous présenter (enfin !) ma première chanson. C’est un texte que j’ai commencé en 2018, je crois bien, que j’ai terminé quelques années après parce que je l’avais abandonné. Cette étrange chose arrive parfois, quand on n’est pas satisfait des premiers vers, que les suivants se tordent dans tous les sens et sont récalcitrants. Mais, il arrive que l’on revienne à des brouillons, par curiosité, et puis l’inspiration fait son oeuvre…
Un peu plus tard, avec l’arrivée de l’Intelligence Artificielle et sa possibilité de créer des musiques, ma curiosité opta pour ce texte et un prompt très simple qui illustrerait mon amour pour les musiques celtiques. Ca m’a plu, mais inutile de vous dire qu’il aura fallut tout nettoyer, découper, adapter le rythme, ajouter des sons, etc. ! Cela aura pris une bonne année. Mais voici le résultat, dont je ne suis pas peu fière. C’est toutefois très humblement que je vous le partage, car je ne suis ni chanteuse, ni musicienne, mais je pense que j’ai réussi à faire quelque chose de beau, d’inspirant, de poétique.
J’espère que cette petite perle musicale saura vous ravir, elle n’est qu’un chant d’amour assistée par ordinateur, mais un chant tout de même.
Texte & voix (lead & backing vocals) : Lucy Dayrone
Musique : Suno, arrangée par Lucy Dayrone
Illustration : AI
2026
PAROLES
Un long ruban de dentelle blanche
Flottait tout autour de ses hanches,
On aurait dit un lasso d’écume
Qu’un poète aurait lancé de sa plume.
Le long de ses bras tatoués de sable
Se dessinaient d’ancestrales fables,
Contant des amours de sirènes,
Des histoires d’eau, de fous et de reines.
Ses hanches capturées captivaient l’œil
Faisant oublier le danger de l’écueil
Sur lequel cœurs et âmes, fascinés,
Iraient irrémédiablement s’échouer.
Immobile créature de bronze et d’or
Soumise aux vents, au froid du Nord,
Tourne vers la mer son regard perdu
Guettant un trois-mâts qui n’est plus.
Le Légendaire, celui de son amant,
Lui qu’elle espère depuis si longtemps ;
Pour ne pas manquer ce retour tant attendu,
Elle figea sa beauté sous une peau de statue.
Hélas ! Jamais il ne reviendrait !
Avalé par celle qui jour et nuit la giflait,
La Tempétueuse rivale aux lèvres de sel
L’embrasse encore en quelque archipel.
Mais l’amour est ami des oiseaux,
Et c’est un goéland qui sorti des eaux
Une promesse de dentelle, un ruban,
L’offrant à celle qui, sur la grève, attend.
