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L’île de la Vue (présentation)

C’est un très grand moment pour moi que la parution de ce livre.
Il s’agît d’un roman initiatique, sous la forme de l’allégorie que j’affectionne tout particulièrement.
Commencé début 2025, il est mon dernier né en cet été 2026, et tout le temps de son écriture j’étais en retrait du monde, dans le chaos de la transformation. ll a été si difficile à écrire que j’ai bien cru qu’il ne verrait jamais le jour, pourtant chapitre après chapitre, révélation après révélation, cette histoire s’est vêtue d’elle-même, n’ayant besoin de rien d’autre que l’encre de mon coeur.

Tout a commencé en voyant se flétrir l’un de mes bijoux, se brisant par-ci, se déssertissant par-là. Au coeur de la tourmente de mon existence, ce précieux compagnon d’âme s’épuisait dans un cri, m’appelant à ses funérailles. J’aurai pu céder à sa souffrance comme à la mienne, mais j’ai pris la décision de le restaurer, afin qu’il entame un autre cycle et qu’ainsi il puisse m’aider à en faire de même. Il est passé par tant d’épreuves de dépouillement et de purification qu’il en est ressorti parfaitement restauré, oui, mais absolument nouveau. Peu à peu, l’empreinte de son énergie s’est marquée en moi, et moi en lui. Il n’a jamais été aussi beau qu’aujourd’hui.
Voici donc comment m’est venu l’idée de ce livre, brodant tout autour un peu de métaphysique amoureuse, ode à celui qui fut, est et sera.

L’île de la Vue est un voyage initiatique, au coeur du coeur, si je puis dire.
J’ai eu un mal fou à écrire la quatrième de couverture. Comment présenter ce livre sans en dévoiler la magie ? Comment intriguer le curieux pour lui dire : « Cette histoire là va vous transformer ! ». Je me suis résignée. Après tout, j’ai toujours cru qu’un livre tombait littéralement entre nos mains au moment opportun, qu’il ait une couverture imagé ou non, un résumé idéal ou pas. J’ai donc décidé de ne mettre qu’un bref extrait du premier chapitre, et de faire confiance a cette hirondelle qui dit : « Ne posez pas de question, suivez-moi ! ».
La suivrez-vous ?

Lorsque j’en ai commencé l’écriture, les hirondelles (et les martinets) faisaient un tel boucan sur les façades des maisons ! S’en était assourdissant, mais j’ai adoré cela. L’une d’entre elles se posait sur mon rebord de fenêtre, ou non loin, et me réveillait vers 5 heures du matin, comme me disant : « Debout ! Prends la plume et en route ! ». Elle était mon guide. Puis l’automne est arrivé, elle a migré, moi aussi, mais son esprit est resté entre les pages de mon carnet.

« Sur le dos, le visage recouvert de givre, j’avançais sans un mouvement sur l’immensité de cette mer qui, de toute évidence, avait pour moi d’autres projets que de m’absorber vers ses dimensions funéraires. Mes cheveux, grisâtres et démesurément longs, comportaient des laminaires brunes qui ondulaient comme des nageoires : c’était la mémoire de mille caresses qui les faisaient frémir.
Tête renversée, je voyais que cela me conduisait vers ce qui me semblait être une île. Le soleil, si large dans les cieux qu’il en brûlait les nuages, rayonnait sur une petite montagne, tel un Dieu au-dessus de sa pyramide, grand œil de lumière rayonnant sur l’ignorance. »

Entre philosophie et spiritualité, L’ÎLE DE LA VUE est un roman allégorique : une traversée déroutante de l’être et de ses apparences, où l’amour ne cesse de se métamorphoser.

Je ne savais pas non plus quoi mettre en couverture, et je ne voulais pas refaire appel à l’Intelligence Artificielle. Cependant, tout ce que j’ai pu tenter ne me satisfaisait pas, alors j’ai fait une demande simple à ce ChatGPT si décrié : offre moi du romantisme allemand sur la base de l’extrait que voici. Et la beauté fut.
Si j’en avais les moyens, je paierai des peintres et des illustrateurs traditionnels pour la totalité de mes projets, mais force est de constater que je suis une poétesse digne de feu mes pairs, et que je me débrouille avec ce que j’ai. Et ce débat, ma foi, j’ai beau bien écouter, comprendre, me questionner, je pense que l’Intelligence Artificielle fait autant de mal que l’appareil photo à sa naissance, que la tablette graphique à son apogée. N’est-ce pas une sorte de « domaine public » prématuré ? Ou bien les prémices d’un nouvel art aux artistes illégitimes ? Je ne sais.

L’île de la Vue, c’est aussi beaucoup d’amour. Vraiment, beaucoup d’amour. Dans une époque littéraire où ce sentiment domine dans la dark romance et autres genres toxiques et dérangeants, ce roman est une ode au bel amour, à la poésie amoureuse, à la pureté de l’indescriptible émoi. Ce n’est pas une histoire d’amour, c’est l’amour qui en est le fil. Mais chut, je n’en dis pas plus, et vous laisse découvrir cette splendeur onirique.

Merci à Acoustoc pour ce chant d’hirondelle rustique.

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